J'affiche les névroses de l'occident industriel. La présence insistante de la multitude en moi, des langages qui me structurent aux causes que l'on m'attribue. La créature, au centre du panoptique inverse, a les yeux grand bizarres, de cette fixitude dont on ne saurait déterminer le sens. Comme un canal tv où des panneaux défilants surimpriment chiffres vitaux et analyses standardisées pour laisser deviner un embryon d'information continue.

Je suis la bombe atomique lente de la course à l'existence, un cas particulier de l'ambigüité. Tous les symptômes de l'humanité: détester une unité de tout son coeur ne m'empêche pas de ressentir de la tristesse à son égard. Ce serait manquer d'humilité et de radicalité, ceux que j'observe étant des conséquences du phénomène et des causes de propagation, réunies dans un seul bloc de message.

Une position défendue mais non assumée, c'est ainsi que l'enlisement se prévaut d'être pragmatique et immuable. Les processus de répansion et de consultation de l'information sont tels, qu'ils ne peuvent créer qu'un émerveillement savamment orienté. Les unités autonomes ne peuvent donner naissance à des réseaux indépendants, ceux-ci restant isolés comme des enfants placés en institution, tolérés, corrigés si l'incidence devient trop importante - bien avant qu'elle ne soit réellement critique, en fait. Cette remise dans le droit chemin, au lieu d'une alerte, donnera lieu à un écho de douleur dans la zone concernée, accompagné de messages indiquant, de synapse en serveur, que par ailleurs, tout va bien.

Elle entretient son propre ennemi extérieur, la translation des aspirations d'un peuple à la sécurité et à la stabilité. De nombreux signes montrent son besoin d'obtenir une interface transparente. Se livrer à la copulation globale du monde civilisé. Qui oserait rêver de singularité?

je renforce le soulagement/désir d'être unique/irresponsable